Grand la romaine

Édition

Guides archéologiques de la France

Thierry Dechezleprêtre

  • 176

  • 15 x 21 cm

  • Broché avec rabats

  • 9782757711576

  • 18 €

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Les atouts du livre

  • Un vaste amphithéâtre de plus de 17 000 places.
  • Une mosaïque exceptionnelle, l’une des plus grandes d’Europe occidentale.
  • Une iconographie riche, en grande partie inédite.

Présentation

En 1764, le comte de Caylus, l’un des pionniers de l’archéologie française, écrit au sujet des vestiges antiques visibles à Grand : « On y a découvert des statues de marbre, plusieurs canaux et des souterrains voûtés, des escaliers à noyau, qui conduisaient à des salles basses, pavées et soutenues par des piliers. On trouve dans les rues du village d’anciens murs qui les traversent en plusieurs endroits, des vestiges de murailles qui soutenaient des jardins en terrasse ; et l’on déterre presque partout de beaux quartiers de pierres travaillées. Il subsiste encore, du côté du midi, des murs qui montrent que l’ancienne enceinte de la ville avait une très grande étendue. » Caylus, Recueil d’antiquités égyptiennes, grecques, étrusques, romaines et gauloises, 1764, t. VI. 
Depuis le XVIIIe siècle, le village de Grand (Vosges) a révélé aux archéologues de nombreux vestiges attestant de l’importance de cette agglomération et de ses bâtiments publics : une enceinte couvrant près de 18 hectares, des thermes, un vaste amphithéâtre et une basilique renfermant une mosaïque de plus de 230 m². 
Longtemps interprétée comme l’un des grands sanctuaires de la Gaule, cette agglomération apparaît, à la lumière des recherches récentes, comme un ensemble urbain très comparable à ceux que l’on rencontre dans cette partie de l’Empire romain. Cette ville se distingue néanmoins par son réseau d’aqueducs souterrains, une résurgence karstique en son centre, ainsi qu’un plan original mêlant voies orthogonales et circulaires, encore perceptible dans le parcellaire actuel. 
Cet ouvrage rend compte des questionnements actuels et dresse un panorama de la vie quotidienne en Gaule romaine à partir des nombreuses trouvailles issues notamment des puits : représentations de divinités, parures, monnaies, ainsi qu’un ensemble d’objets en matière organique préservés grâce à leur immersion prolongée dans l’eau. Parmi ces découvertes figurent deux diptyques zodiacaux en ivoire qui constituent, par leur iconographie d’origine égyptienne, l’une des découvertes les plus singulières réalisées à ce jour. 

Auteur

Thierry Dechezleprêtre est conservateur en chef du patrimoine, chargé des collections de la Gaule romaine au musée d’Archéologie nationale depuis 2024, après avoir exercé au Musée lorrain de Nancy puis au sein de la conservation départementale des Vosges. Docteur de l’université Paris I - Sorbonne, chercheur associé de l’UMR 8546, ses travaux portent en particulier sur la fin de l’âge du Fer et la romanisation. Il a dirigé plusieurs fouilles en Normandie ainsi qu’en Lorraine et coordonne le Projet collectif de recherche sur l’agglomération antique de Grand. 

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