Panthéon, Paris

Le monument présentait, depuis une quinzaine d'années, d'importants désordres résultant de plusieurs facteurs de dégradation. 

Depuis une quinzaine d'années, le monument présentait d'importants désordres qui ont conduit à la réalisation de plusieurs opérations de travaux menés par la direction régionale des Affaires culturelles d'Ile-de-France. Mais les désordres se sont avérés plus étendus que prévu.

Les études, réalisées entre 2005 et 2011, ont conclu à la nécessité de mener une vaste campagne de restauration sur l'ensemble de l'édifice, pour un montant prévisionnel de 100 M€ à programmer sur une dizaine d'années.
Les travaux effectués de novembre 2012 à novembre 2015 par le Centre des monuments nationaux pour un montant de 20 M€, constituaient la première étape de cette campagne. Ils concernaient la partie haute de l'édifice : le dôme, comprenant la coupole et la lanterne, reposant sur le tambour, et notamment les chapiteaux de la colonnade particulièrement dégradés.

  

Coupe de l'édifice, ©Daniel Lefèvre, Architecte en chef des monuments historiques
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Les désordres constatés tenaient à plusieurs facteurs : le vieillissement des pierres, le défaut d'étanchéité, la corrosion des éléments métalliques insérés dans les maçonneries et la mauvaise répartition des poussées sur les piles et les arcs de la croisée du transept.

 

Avant / Après - Lanternon Panthéon

Vue de la lanterne du Panthéon avant et après restauration. - Photos : Gilles Codina / CMN

 

Après la pose d'un gigantesque échafaudage recouvrant la partie supérieures du monument, les travaux de restauration ont porté sur les couvertures en plomb, les éléments métalliques, les maçonneries, les sculptures et les menuiseries.

 

L'échafaudage

Sa partie basse, le « tabouret », s'appuyait sur des fondations de 17 mètres de profondeur et s'élevait à 37 mètres de hauteur. La grue culminait à 96 mètres. La structure de l'échafaudage était autoportante pour ne pas peser sur le monument structurellement vulnérable. 

Retrouvez le film sur la pose de l'échafaudage : 

  

Les couvertures

Composées de plomb, de cuivre et de pierre, les couvertures sont restaurées pour remédier au défaut d'étanchéité et préserver ainsi les maçonneries intérieures. La fabrication de nouvelles couvertures pour le dôme a eu lieu en Angleterre, selon la technique d'origine en plomb « coulé sur sable ».

 

 

Les éléments métalliques

Les éléments métalliques étant pour la plupart insérés dans les maçonneries, donc invisibles, il était difficile d'en évaluer l'état. Les éléments visibles ont été traités en prévention, les éléments trop corrodés ont été remplacés et des dispositifs de renfort ont été mis en place.

 

Armatures de fers présents dans le mur du fronton du péristyle [sic] du Panthéon Français
Rondelet, Jean-Baptiste (1743-1829) / Photo © Philippe Berthé / Centre des monuments nationaux

Vue des tirants à l'intérieur du dôme, voûte circulaire entourant le soubassement, Photo © Caroline Rose / Centre des monuments nationaux 

Les menuiseries métalliques

Les menuiseries d'origine, en fer forgé, ont été restaurées à l'identique. Celles refaites au début du XIXème siècle ont été recréées sur le modèle des menuiseries anciennes. Retrouvez le film sur la restauration des menuiseries

Les maçonneries en pierre de taille

Elles ont été restaurées en préservant au maximum les pierres et les joints d'origine. Au fur et à mesure de l'avancement du chantier, la quantité de pierres à changer s'est avérée plus importante que prévue. La restauration de la lanterne en est une bonne illustration.

 

 

Les sculptures

Les faces internes des sculptures pouvaient être conservées, alors que leurs faces externes, davantage exposées aux conditions climatiques, ont dû être en grande partie refaites à neuf, mobilisant à la fois des tailleurs de pierre et des sculpteurs.

 

 

 

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